Voici comment la ville respire
Hier, les jardins d’Éden, du Val Claret, le square Vilmorin… Demain, le square Cerutti, les promenades végétalisées en bord de mer… Antibes respire. Avec un taux de naturalité de 51 %, plus de la moitié du territoire est constituée d’espaces naturels, dont les deux-tiers situés en zone urbaine.
La Ville réaffirme son identité de « Ville parc », inscrit dans le Plan Local d’Urbanisme de 2019, et s’engage pour une urbanisation plus aérée et plus verte. Concrètement, pour tout projet immobilier, les constructions ne doivent pas dépasser 50% d’emprise au sol.
En quatre ans, 20 parcs et jardins de proximité ont été réalisés. Ainsi, les habitants des immeubles bénéficient d’un espace vert à moins de 15 minutes à pied de chez eux. Au total, 50 jardins agrémentent la ville comme autant d’espaces de respiration. Sur certains sites comme au Val Claret ou sur le jardin du Boulevard Foch, le choix a même été fait de consacrer des zones constructibles à des espaces verts.
En 2024, la Ville a reçu les 4 Fleurs des Villes et Villages Fleuris. Le jury a mis l’accent sur la qualité de l’aménagement des espaces verts et leur adaptation à la sécheresse. Rappelons que les recettes générées par le stationnement, à hauteur d’2 M€ par an, permettent de financer des mesures concrètes en faveur des Antibois et Juanais.
EN CHIFFRES
- 820 HA D’ESPACES NATURELS PROTÉGÉS pour renforcer et préserver la biodiversité en ville
- 600 HA D’ESPACES BOISÉS CLASSÉS.
- 1 000 ARBRES PLANTÉS par an avec l’opération « Un arbre, un enfant »,
1ere VILLE DE FRANCE À RÉUTILISER L’EAU
Détentrice du prix de l’eau potable la moins chère de France, Antibes est aussi la première ville à utiliser l’eau REUT (Réutilisation des Eaux Usées Traitées) de Catégorie A + européenne. Cette politique combinée avec des espaces verts peu consommateurs d’eau a permis d’économiser 140 000 m3 d’eau en un an, soit 140 millions de litres, tout en continuant d’arroser les jardins en période de sécheresse.
Depuis 2023, une mesure impose aux bâtiments et habitations de plus de 100 m2 de prévoir un système d’arrosage alimenté par la réutilisation des eaux grises, ou la récupération des eaux de pluie.

Des espaces renaturés pour lutter contre les inondations
Des opérations de végétalisation et de création de forêts urbaines sont en cours
Les habitations situées en zone rouge au Plan de Prévention des Risques inondations (PPRi) font l’objet d’un programme d’acquisition-destruction dans le cadre de démarches amiables avec les propriétaires. Cette stratégie qui met à l'abri la population permet la création de zones d’expansion des eaux pluviales. Autour, les espaces sont renaturés en favorisant les mobilités douces.
Parmi les grands projets, la renaturation de la plaine de la Brague conduit à un aménagement environnemental doux, avec une requalification des berges, la création de nouvelles zones d’expansion des eaux, des cheminements piétons le long du cours d’eau et l’implantation d’une flore adaptée. En plein coeur de ville, le vallon du Laval fait l’objet d’une attention particulière au sein de deux projets d’envergure dont les travaux commencent cette année.
L’îlot Reibaud a vocation à être transformé en forêt urbaine de 300 arbres sur 1,5 ha. La première parcelle de 1 200 m² ouvrira au public en 2025.
La coulée verte des Combes prendra forme sur 2 ha de parc méditerranéen, entre la route de Grasse et le chemin des Combes, avec un projet d’agriculture urbaine et de lutte contre les inondations. Pour redynamiser son patrimoine agricole, Antibes remobilise, en partenariat avec la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis, des terrains privés dont le potentiel pourrait être mieux valorisé et soutient l’installation de nouveaux agriculteurs sur ces parcelles.