Environnement

Les secrets insoupçonnés

...du Port-abri de l'Olivette

Elu première merveille d’Antibes Juan-les-Pins par ses habitants, le port-abri de l’Olivette est également le spot le plus photographié de la commune. Niché à l’orée du Cap d’Antibes, il n’y a pas de superlatifs assez forts pour décrire cet écrin majestueux.
Magique, exceptionnel, magnifico ! woderfull ! Amazing ! ausgezeichnet ! Ce sont les mots prononcés par les touristes à la vue de ce paysage béni de Dame Nature.

Sur les fondations de la Guerre…

À la fin de la seconde Guerre mondiale, le port de l’Olivette n’était qu’une simple étendue d’eau cristalline encerclée par des rochers protecteurs où des pêcheurs mettaient à l’abri leurs embarcations. À cette même période, la municipalité de l’époque mandate une société privée afin de débarrasser le littoral antibois des pyramides en béton qui servaient d’anti-débarquement aux forces ennemies. Ces fortifications étaient embarquées sur un bateau et jetées au large.
Une poignée de pêcheurs sollicitèrent la société pour déposer quelques pyramides en lieu et place de  la nouvelle digue pour casser la houle et ainsi protéger les bateaux. Une demande vue d’un bon œil par le patron de l’entreprise qui voyait ainsi une sacrée économie de carburant au lieu de jeter les fortifications au large. Ainsi est née la première configuration de ce port.

 

Pas de place pour les amateurs !

Ange Laveder est la mémoire vivante de ce port, la soixantaine bien ancrée et membre de l’association qui gère ce plan d’eau, il a connu, depuis sa tendre enfance l’évolution de ce port. « Enfant, j’accompagnais mon père à la pêche à bord de notre « Pointu », une embarcation caractéristique de la Méditerranée, car sa proue fendait les lames d’eau et permettait la remontée des filets avec aisance ». Notre bateau  était amarré aux côtés de pointus d’autres pêcheurs et également de deux magnifique Riva (NDLR canot de prestige en bois de marque Italienne) que les hôtels luxueux des alentours mettaient à disposition de leurs clientèles pour la pratique du ski nautique ».
Alors que les souvenirs s’égrènent au fil de la conversation, Ange se remémore cette scène tragique mais qui a fait rire tous les pêcheurs ce jour-là. « C’était dans les années 60, un citoyen suisse tentait de faire démarrer le moteur de son bateau depuis le poste de commande. Mais l’engin ne voulait rien savoir. Le marin décida de tenter de faire rugir le hors-bord par la trappe de secours située à l’arrière en tirant sur le câble de secours. Cette manœuvre permit au moteur de démarrer mais comme il n’y avait personne à la commande, le bateau filât d’un coup, se cabra et se fracassa à toute vitesse sur la digue. L’embarcation s’embrasa et le pilote tomba à l’eau sans une blessure » Encore un marin d’eau douce s’esclaffe Ange !

 

Un cow-boy pour voisin ?

En tournant le dos aux reflets chatoyants des eaux du port-abri, on peut admirer les luxueuses villas qui se dressent sur le chemin de l’Olivette. C’est l’une d’elle,  « l’Olivette » qui portait ce nom caractéristique des petites olives noires de la Méditerranée,  qui a donné le nom au port. Et un plus loin, une autre demeure suscite depuis toujours l’intérêt des passants : les spéculations sur le modèle des deux visages de pierre qui encadrent le portail de la villa vont bon train. Certains disent même qu’il s’agirait du visage d’un célèbre acteur des films de Western américains.
Mais malgré une ressemblance frappante, la réalité est toute autre : le propriétaire de cette villa était en fait un chanteur comique du début du XXe siècle connu sous le nom de Dranem. Lorsqu’il fit construire sa demeure à côté du port de l’Olivette, il décida d’inclure à l’entrée deux sculptures à son effigie, en un dernier détour humoristique avant de s’éteindre.

 

4. Tout n'est pas permis

Aujourd’hui, le port accueille une cinquantaine de pointus colorés qui se marie avec élégance au panorama du site. L’abri n’accepte que les bateaux en bois à l’image de ce vieux pointu rénové par un argentin qui l’a trouvé en plein milieu d’un champ en... Espagne !
Avec le concours de la Ville, l'Association de Défense et Gestion de l'Olivette, qui gère ce port en délégation de service public, à effectuer la rénovation de la digue en 2015, ainsi que la récente construction de nouveaux pontons, offrent aux bateaux un abri où s’amarrer en toute sécurité.
Emmené par son président Olivier Occelli, l’association veille au respect de l’environnement de ce port et organise des fêtes traditionnelles qui font la joie des plaisanciers.  Et pour garder intact ce bout de paradis, l’association rappelle que les barbecues et les déchets sont interdits comme la baignade dans les eaux du port et les séances de bronzage sur les pontons.

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