fbpx
Construit par Vauban en 1698 lors du conflit qui opposait le Royaume de France au comté de Nice, le bastion Saint-André est constitué de deux galeries voûtées en briques surmontées d’une vaste terrasse dallée.

L’édifice est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1930.
L’histoire de la Collection commence au XVIe siècle avec la découverte et la publication de plusieurs inscriptions gallo-romaines dont la stèle de l’enfant Septentrion.
Au XIXe siècle, des collections privées se constituent dans les familles de notables.
En 1928, Romuald Dor de La Souchère crée le premier musée d’Histoire. Helléniste de formation et professeur à Cannes, il rassemble au château Grimaldi des objets archéologiques, des moulages ainsi qu’une vaste documentation composée de notes de lecture et de traductions.
À partir des années 1950, la découverte de nombreuses épaves incite la municipalité à créer un lieu exclusivement consacré à l’archéologie.
Le musée d’Archéologie est inauguré en juin 1963. Il rassemble des objets issus des fouilles terrestres et sous-marines qui retracent l’histoire d’Antipolis depuis le VIIe siècle avant J.-C. jusqu’au Ve siècle après J.-C.
En 2006, la collection a bénéficié d’un contenu et d’une scénographie sensiblement renouvelés. De nouveaux objets ont intégré les vitrines, plusieurs thèmes ont été développés et l’ensemble est valorisé par de nombreux supports didactiques : bannières annonçant les thèmes abordés, textes de synthèses qui mettent les objets en perspective, cartels, photos et plans.

Aux origines d’Antibes

le visiteur découvre le célèbre galet de Terpon, la plus ancienne inscription d’Antibes, deux très remarquables têtes féminines en pierre ainsi qu’un lot de céramiques indigènes, étrusques, massaliètes et grecques.
Retrouvées dans les fouilles du Vieil-Antibes, et récemment sorties des réserves du musée, ces céramiques ponctuent près de sept siècles d’occupation, depuis l’oppidum indigène jusqu’à la colonie grecque de Marseille (VIIe-Ier siècle avant J.-C.).

Le monde méditerranéen

auquel se rattache Antipolis, est abordé en vis-à-vis dans sept vitrines qui proposent un lot de près de soixante vases et objets en céramique produits par les Grecs et les différents peuples de la péninsule italique, indigènes, Grecs, Étrusques et Romains.
La ville romaine se constitue à partir de 49 avant J.-C. lorsqu’Antipolis s’affranchit de la tutelle de Marseille (Strabon, Géographie, IV, 1, 9). Des objets remarquables de cette présence romaine sont exposés dans deux vitrines, certains depuis l’année 2006 : ainsi, deux monnaies d’Antipolis, lorsque la ville avait le privilège de frapper un petit monnayage, des peintures murales aux représentations d’oiseau et d’Amour ou encore un buste en marbre de Dionysos (ou d’un faune), autrefois conservé au musée Picasso.
Un fragment de table d’autel en marbre, avec rinceau de vigne et colombe, conclut la séquence consacrée à l’époque romaine. Retrouvé dans les fouilles de la chapelle Saint-Esprit, près de la cathédrale et daté des Ve-VIe siècles après J.-C., il symbolise l’émergence d’une ville nouvelle dont la modernité réside dans le christianisme.

Mare nostrum

c’est ainsi que les romains appelaient la mer Méditerranée avec laquelle Antibes entretient un lien très fort depuis ses origines. Le port d’Antibes n’est cité en tant que tel qu’à partir de l’époque romaine, dans un itinéraire maritime, mais le mobilier retrouvé dans l’Anse Saint-Roch, ou à l’intérieur de nombreuses épaves, atteste le rôle d’Antibes dans le développement des liens commerciaux dès le VIe siècle avant J.-C. Issus de bateaux qui pratiquaient le cabotage comme, celui dit des Roches d’Aurelle, ou de navires hauturiers à l’image de l’épave de la Tradelière, ce sont des milliers d’objets qui ont été retrouvés et pour un grand nombre dans un état de conservation exceptionnel. Une sélection a été faite dans les cargaisons parmi la vaisselle en terre cuite, les vases en verre aux multiples couleurs et des éléments d’accastillage. La reconstitution d’une coque de navire met en scène, de manière spectaculaire, un chargement d’amphores. Au fond de la première galerie, 22 amphores illustrent la diversité des contenus (vin, huile d’olive, saumures) et des provenances (Marseille, Italie, Espagne, Grèce, Afrique du Nord).
Croyances et au-delà est un thème qui bénéficie de la richesse de l’épigraphie funéraire gallo-romaine et des découvertes mobilières effectuées à Antibes et sur son territoire. La stèle de l’enfant-danseur Septentrion, signalée dès 1557, est la plus célèbre des inscriptions d’Antibes. Plusieurs tombes à incinérations proviennent de fouilles réalisées à Vaugrenier. Les résidus de la crémation étaient placés dans une urne en verre, en plomb ou en céramique, enfermée dans une urne en pierre. À proximité, une tombe en bâtière de tuiles et un sarcophage de plomb documentent les inhumations. Ces tombes voisinaient parfois le long des routes avec des sépultures monumentales, comme le mausolée de Vallauris (les Encourdoules) dont les fragments sont aujourd’hui rassemblés derrière le musée d’Antibes. Les dépôts d’offrandes associés évoquent la croyance dans l’au-delà. La présence d’une monnaie rappelle l’obole qu’il faut verser à Charon pour traverser le Styx, fleuve des Enfers. Entièrement nouveau, un petit secteur consacré aux divinités présente des objets iné-dits, notamment une inscription taurobolique qui évoque le culte de la déesse Cybèle et un petit autel en pierre dédié au dieu local Pipius, offert récemment par un couple d’habitants de Vallauris.

Le monde rural

Il est introduit au petit territoire de la cité gallo-romaine d’Antibes, constitué entre la Siagne et le Loup. Les objets présentés concernent essentiellement les fouilles du site de Vaugrenier, une agglomération secondaire de la fin du ıer siècle avant notre ère située le long de la via Aurelia.
De celle-ci provient une borne milliaire du début du ıve siècle autrefois présentée au musée Picasso. Le long de la voie s’alignaient un vaste temple, reconstitué par une maquette ainsi que des ateliers et boutiques d’où proviennent des éléments d’artisanat (tissage, tabletterie). Des armes retrouvées dans les fouilles – pilum, pointes de flèches, carreau de catapulte, fer de lance – signalent peut-être la proximité d’une bataille évoquée par l’écrivain Tacite et qui aurait mis fin à l’occupation du site dans la seconde moitié du Ier siècle après J.-C.

Vivre en ville

présente près de 150 objets qui nous font partager le quotidien des habitants d’Antibes il y a 2000 ans. Un grand nombre provient des fouilles de la rue Clemenceau, réalisées dans le Vieil-Antibes entre 1992 et 1994. Une mosaïque à décor d’hexagones ainsi qu’une exceptionnelle fontaine en marbre constituent les points forts du parcours. Elles agrémentaient la demeure d’un notable à la fin du IIe siècle de notre ère. La reconstitution d’une toiture de tuiles permet d’aborder de manière concrète l’architecture privée. La maison bénéficiait par ailleurs d’une adduction d’eau par des tuyaux de plomb. De multiples petits objets documentent la vie de tous les jours.

REMARQUE ! Ce site utilise des cookies et autres technologies similaires.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord.

J'ai compris